Kilos en trop, kilos de souffrance ?

Une autre vision du (sur)poids

Si vous lisez ces lignes, c’est probablement parce que vous avez déjà essayé de perdre du poids.

Régimes.
Rééquilibrage alimentaire.
Sport.
Compléments.

Et pourtant, bien souvent :

– les kilos reviennent
– la fatigue s’installe
– la motivation s’épuise
– l’estime de soi diminue

Beaucoup finissent par croire qu’ils manquent de volonté.

Mais la réalité est toute autre.

Le poids n’est pas uniquement une question de calories.
Il est le résultat d’un ensemble de mécanismes complexes :

– physiologiques
– hormonaux
– digestifs
– émotionnels
– inconscients
– et liés à la sensation de sécurité intérieure

Et tant que ces dimensions ne sont pas prises en compte, le corps continue de faire ce qu’il sait faire de mieux : s’adapter pour survivre.

Le corps ne fait jamais n’importe quoi

Premier message essentiel :
– votre corps est intelligent.
– il ne stocke jamais par hasard.

Chaque kilo a une fonction.

Le corps cherche toujours à :

– protéger
– compenser
– survivre
– s’adapter

Quand il prend du poids, ce n’est pas contre vous.
C’est très souvent pour vous.

Même si cela semble injuste ou incompréhensible, le corps agit selon sa logique biologique : préserver l’équilibre interne face à ce qu’il perçoit comme une menace.

Le rôle fondamental du système nerveux

Lorsque nous vivons du stress chronique, des émotions non digérées ou une insécurité intérieure, le système nerveux reste bloqué en état d’alerte.

Le message envoyé au corps est simple :

« Le monde n’est pas sûr. »

Conséquences biologiques :

– cortisol élevé
– stockage facilité
– digestion perturbée
– fatigue chronique
– envies de sucre
– ralentissement métabolique

Le corps passe en mode économie d’énergie.

Et on ne maigrit pas quand on est en mode survie.

Même avec une alimentation équilibrée.

Peur du manque et rapport à l’abondance

Lorsque l’on se sent en insécurité face à l’abondance (argent, nourriture, amour, stabilité), le corps peut activer un programme archaïque :

stocker « au cas où ».

Même si aujourd’hui nous avons de quoi manger, le corps ne raisonne pas avec la logique moderne.
Il répond à un ressenti profond.

La peur de la pénurie déclenche :

– ralentissement du métabolisme
– stockage des graisses
– difficulté à éliminer

Cette peur peut venir :

– de votre histoire personnelle
– de périodes difficiles
– ou de mémoires familiales (guerres, famines, précarité)

Le corps garde pour plus tard.
C’est une forme d’épargne biologique.

Grossir ou disparaître : des réflexes primitifs

Dans la nature, lorsqu’un animal se sent menacé, il adopte l’une de ces stratégies :

  • devenir plus gros pour impressionner
  • devenir plus petit pour se faire oublier

Chez l’humain, c’est très similaire.

Certaines personnes prennent du poids pour se protéger.
D’autres deviennent très minces pour disparaître.

Surpoids et maigreur extrême peuvent être deux expressions différentes d’un même déséquilibre : un sentiment profond d’insécurité.

Le corps comme barrière protectrice

Notre enveloppe corporelle est notre première frontière avec le monde.

Avant les mots, avant les vêtements, c’est le corps qui fait tampon.

Quand on ne se sent pas en sécurité, le corps peut épaissir cette frontière.

Le gras devient alors :

– une protection
– une distance
– un rempart
– un manteau émotionnel

Ce n’est pas un défaut.
C’est une adaptation.

Manger pour combler un vide intérieur

Chez certaines personnes, la relation à la nourriture est liée à un vide profond.

Parfois, cela peut être en lien avec le phénomène du jumeau perdu.
Même très tôt dans la grossesse, le corps peut garder la mémoire d’une séparation.

Plus tard, cela peut se traduire par :

– manger sans faim
– manger pour deux
– sentiment de solitude
– culpabilité diffuse
– besoin constant de se remplir

La nourriture devient un substitut affectif.

Ce n’est pas conscient.
C’est corporel.

Sucre, compulsions et manque de douceur intérieure

Quand on manque de douceur envers soi-même, on cherche souvent de la douceur extérieure.

Très fréquemment sous forme de sucre.

Le sucre apaise temporairement le système nerveux.
Il donne une illusion de réconfort.

Mais à long terme, il entretient :

– inflammation
– dépendance
– stockage
– fatigue

Apprendre à se donner de l’amour devient alors une véritable clé métabolique.

Le rôle essentiel du microbiote intestinal

L’intestin joue un rôle majeur dans la régulation du poids et des émotions.

Il participe à la fabrication de nombreux neurotransmetteurs, dont la sérotonine.

Un microbiote déséquilibré favorise :

– anxiété
– compulsions alimentaires
– stockage
– fatigue

Travailler sur la flore intestinale est indispensable :

– fibres alimentaires
– aliments fermentés
– probiotiques ciblés
– diminution des produits ultra-transformés

Pourquoi les régimes échouent si souvent

Parce qu’ils ignorent :

– le système nerveux
– les mémoires corporelles
– la sécurité intérieure
– le psycho-émotionnel

On peut manger parfaitement… et continuer à stocker si le corps est en alerte.

Quand le travail intérieur devient indispensable

Lorsque l’on a déjà travaillé :

– l’alimentation
– le sport
– les compléments

et que le poids ne bouge pas…

c’est souvent que le corps maintient des protections inconscientes.

Un accompagnement global permet de :

– apaiser le système nerveux
– libérer certaines mémoires
– restaurer la sensation de sécurité
– se reconnecter à soi

Et alors seulement, le corps accepte progressivement de lâcher.

En conclusion

Vous n’êtes pas en guerre contre votre corps.
Votre corps essaie de vous protéger.

Sortir de la logique des régimes, c’est comprendre que :

– le poids est un message
– le stockage est une adaptation
– la transformation passe par la sécurité intérieure

Quand on travaille ensemble :

– le corps
– l’émotionnel
– l’histoire personnelle
– le rapport à soi

le poids devient une conséquence…
et non plus un combat.

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